Papouasie : les espèces "reines de la forêt" menacées par la déforestation

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Dans les monts Star isolés, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, les autochtones disent que le kangourou arboricole est roi et que le paradisier est reine. Mais leurs têtes sont mises à prix.

Longtemps prisées par les chasseurs traditionnels, ces espèces extraordinaires sont aujourd'hui menacées par la disparition de leur habitat. Les forêts dans lesquelles elles vivent, l'une des dernières grandes zones sauvages de la planète, pourraient bientôt tomber sous la hache et le bulldozer.

"Les vieux disent que le kangourou arboricole est le roi", raconte Lloyd Leo, un jeune de Golgubip, une communauté montagnarde dont les habitants vivent essentiellement d'une agriculture de subsistance et dont les ancêtres, il y a quelques décennies à peine, menaient un mode de vie proche de celui de l'époque néolithique. "Il vit haut dans la forêt. Il ne mange pas certains fruits. Il ne prend que ceux qui sont frais", dit-il.

Le marsupial, qui ressemble à un mélange de kangourou et de lémurien, était autrefois une forme de monnaie, utilisée pour payer la dot des mariées. La créature, dont la queue est encore portée comme un emblème, est en danger critique d'extinction et figure parmi les espèces les plus menacées de la planète, sur la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Deux espèces d'oiseaux de paradis, ou paradisier, vivent également dans la région. L'une, appelée "karom" dans la langue locale Faiwol, est considérée sur place comme la reine des oiseaux. Les gens les chassent, bien que ce soit illégal. Les plumes et les oiseaux empaillés sont prisés, conservés dans les maisons et sortis pour les fêtes.

Le village de Golgubip, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, le 16 novembre 2021 (AFP - Chris McCALL)
Le village de Golgubip, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, le 16 novembre 2021 (AFP - Chris McCALL)


Le village de Golgubip, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, le 16 novembre 2021. (AFP - Chris McCALL)

Mais les arbres autour de Golgubip ont également de la valeur, comme d'autres arbres similaires en Papouasie-Nouvelle-Guinée, et la double menace de la déforestation et de la chasse pourrait sceller le destin de ces espèces uniques dans le pays.

Désespoir

"Dans les villages, on s'attend généralement à un développement économique qui, dans l'ensemble, ne se produit pas", estime Vojtech Novotny, biologiste pour le Centre de recherche Bina[...]

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