Papillomavirus : un appel pour une vaccination universelle

Les papillomavirus, garçons et filles en sont porteurs. Mais certains de ces virus sont cancérogènes, surtout chez la femme. Ils entraînent des cancers génitaux (3 000 cancers du col de l'utérus par an) mais aussi des cancers du pharynx ou de l'anus. Or un vaccin existe depuis 2006. Pour le professeur Israël Nisand, le président du collège national des gynécologues et obstétriciens français, "actuellement, c'est 1 200 décès de femmes jeunes par cancer du col de l'utérus, alors qu'on a un vaccin pour le prévenir. C'est notre rôle, à nous les médecins, de dire que l'on a un outil qui protège contre les cancers liés au papillomavirus et on ne s'en sert pas dans notre pays." Couverture vaccinale faible Cinquante médecins appellent donc à une généralisation du vaccin, pour les filles et les garçons. La couverture vaccinale est faible en France par rapport aux autres pays en Europe, sans doute en raison d'une méfiance toute française envers les vaccins. En Australie, le pays est en passe d'éradiquer le cancer du col de l'utérus : 78% des garçons et des filles sont vaccinés.