Le pape en visite auprès des communautés autochtones du Canada: «Je veux plus que des excuses»

À son arrivée, dimanche 24 juillet, le pape François a rencontré des chefs autochtones et des survivants des pensionnats à Edmonton, en Alberta. C'est dans cette province qu'avaient été créés le plus grand nombre de ces établissements, dans lesquels, pendant plus d'un siècle, les enfants des Premières Nations ont été envoyés de force et maltraités. Sa venue ravive donc des cicatrices et les attentes sont grandes.

Le pape a été accueilli au son de la musique autochtone, dimanche 24 juillet. Aux côtés de Justin Trudeau, des chefs des Premières Nations et des survivants des pensionnats ont pu le saluer, rapporte notre correspondant à Montréal, Alexis Gacon. Evelyn Korkmaz a passé plusieurs années dans le pensionnat de Sainte-Anne, où des centaines d'enfants ont subi des violences physiques, elle ne pense pas réussir à échanger avec le pape lors de sa venue au pays, mais elle souhaiterait qu'il comprenne ce message : « Je veux plus que des excuses. Je veux des gestes, exhorte-t-elle. Je souhaite la justice, il faut rendre publics tous les documents sur les pensionnats que possède l'Église. »

Jusque dans les années 1990, environ 150 000 enfants, inuits, métis ou membres des Premières Nations, ont été enrôlés de force dans ces établissements gérés en grande partie par l'Église catholique. Des milliers n'en sont jamais revenus. Comme l'a révélé une commission d'enquête, les enfants étaient souvent victimes de mauvais traitements et de viols.

« Que les responsables soient traduits en justice »


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