Le pape François entame un « pèlerinage pénitentiel » pour les crimes commis par l’Église au Canada

© REUTERS/Amber Bracken

Pour une fois, le voyage du pape François ne s’adressera pas en priorité aux catholiques du pays visité mais aux peuples amérindiens ancestraux. Le souverain pontife vient présenter ses excuses aux peuples autochtones pour les souffrances que l’Église catholique leur a fait subir. Entre la fin du XIXe siècle et les années 1990, près de 150 000 enfants inuits, indiens et métis ont été enrôlés de forces dans des pensionnats, en majorité gérés par l’Église catholique. Coupés de leur famille et de leur langue, près de 6 000 d’entre eux sont morts de mauvais traitements, de malnutrition et de maladies dans ce qu’une enquête nationale a qualifié de « génocide culturel ».

Apaiser les cicatrices du passé

Le pape François a déjà formulé des excuses historiques début avril au Vatican devant des délégations inuites, métisses et de peuples premiers, dénonçant la « colonisation idéologique » et l’« action d’assimilation ». Cette fois, il vient les présenter en personne, en terre canadienne. Lors d’une visite en Bolivie en 2015, le souverain argentin s’était déjà excusé pour les « crimes » commis par l’Église contre les peuples autochtones du continent lors de la conquête des ­Amériques par les colons espagnols. À partir de lundi, le pape François, âgé de 85 ans et affaibli, entame au Canada un « pèlerinage pénitentiel », comme il l’a décrit lui-même, pour apaiser les cicatrices d’un passé beaucoup plus récent.


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