Le pape condamne les lois pénalisant l’homosexualité tout en la qualifiant de “péché”

PHOTO VATICAN MEDIA/HANS LUCAS VIA AFP

Il s’agissait du premier entretien du souverain pontife depuis la mort de son prédécesseur, Benoît XVI, et les déclarations de François ont fait couler beaucoup d’encre.

Mercredi 25 janvier, l’agence de presse américaine Associated Press a publié sur son site une interview exclusive du pape, et dans celle-ci, le Saint-Père s’est exprimé sur la question de la criminalisation de l’homosexualité à travers le monde :

“Être homosexuel n’est pas un crime, mais c’est un péché, or il faut distinguer les deux. Le manque de charité, c’est aussi un péché… La condamnation de l’homosexualité vient de très loin, et aujourd’hui, par exemple, je pense que les pays qui prévoient des condamnations légales sont plus de cinquante, avec une dizaine prévoyant la peine de mort… Il y a des pays qui ont cette tendance, ou du moins cette culture, et je pense que c’est injuste.”

Doit-on interpréter ces déclarations comme un pas en avant vers une Église plus conciliante envers les droits des LGBTQI ?

Sur la question, The Washington Post semble avoir un avis plutôt partagé.

“L’Église enseigne que les actes homosexuels sont ‘intrinsèquement désordonnés’, et même si le pape François s’efforce d’employer un ton plus bienveillant envers les catholiques LGBT – avec son célèbre ‘Qui suis-je pour juger ?’ –, il ne souhaite pas modifier cette position officielle”, rappelle en effet le média américain.

Va-t-on atteindre le point de rupture ?

Peut-être parce que des querelles intestines persistent au sein de l’Église catholique sur ce sujet délicat, “la position de l’Église sur les questions LGBT pourrait parvenir à un point d’ébullition lors de l’assemblée plénière [sur l’avenir de l’Église] que le pape François a convoquée en octobre et où différentes perspectives devraient se faire entendre”.

Ainsi, conclut le quotidien progressiste, “les conservateurs craignent que cette consultation ne sape des positions morales établies de longue date”, d’autant plus que, “d’après un document préparatoire du Vatican, certains éléments de l’Église ont appelé à une plus grande ouverture vis-à-vis des personnes qui ‘ressentent une tension entre leur appartenance à l’Église et leurs relations amoureuses’”.

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