Panique gare du Nord à Paris, un homme arrêté avec un couteau

1 / 2
Un policier patrouille à l'intérieur de la gare du Nord à Paris, le 22 avril 2017

Paris (AFP) - Un homme "couteau à la main" a été arrêté samedi gare du Nord à Paris, sans se montrer menaçant, mais provoquant un "mouvement de panique" deux jours après l'attentat qui a coûté la vie à un policier sur les Champs-Elysées, a-t-on appris de sources policières.

"Un individu porteur d'un couteau est rentré dans la gare et a été signalé à une patrouille de gendarmes, qui a procédé immédiatement à son interpellation", selon une de ces sources, confirmant une information de BFMTV.

Selon une autre source policière, ce sont "des voyageurs" qui ont aperçu le jeune homme, un Malien âgé de 20 ans inconnu des services de police, "couteau à la main, à l'intérieur de la gare". Ils ont alors prévenu une patrouille de trois gendarmes mobiles, qui sont intervenus "arme au poing" pour l'interpeller, vers 15H20, a ajouté cette source. Il n'a pas opposé de résistance et aucun blessé n'est à déplorer.

Cette source a précisé que l'arrestation avait provoqué un "mouvement de panique" au niveau des départs "grandes lignes", plusieurs voyageurs abandonnant leurs bagages en pleine gare du Nord, d'où partent notamment les Thalys vers la Belgique, les Pays-Bas et l'Allemagne et les Eurostar vers l'Angleterre.

Les usagers se sont dirigés vers le parvis devant la gare qui a été temporairement fermée par la SNCF, avant de rouvrir vers 16H00, selon une source policière. L'embarquement dans les Eurostar a également été brièvement suspendu, a constaté une journaliste de l'AFP sur place.

Le calme était toutefois revenu dans l'après-midi.

Selon des sources policières, l'homme a déclaré avoir été agressé devant la gare par plusieurs individus qui ont ensuite pris la fuite. Il s'est alors emparé du couteau laissé par ses agresseurs avant de rentrer dans la gare, a-t-il dit à la police.

La France est samedi à la veille du premier tour d'une élection présidentielle sous haute surveillance. La menace jihadiste a fait irruption dans la campagne cette semaine avec l'attentat de jeudi soir sur les Champs-Elysées et l'arrestation mardi à Marseille de deux hommes soupçonnés de préparer une action violente imminente.

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages