"Panique à bord", la chronique d'Anne Roumanoff sur Eric Zemmour

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Au Rassemblement national

– Je suis dégoûtée, j'ai passé des années à me dédiaboliser pour devenir présidentiable. On n'a pas arrêté de me dire : "Marine, modère tes propos, édulcore ton discours pour rassurer les Français." Et là, je me fais doubler sur la droite par un homme qui n'est même pas candidat! J'ai allégé mes idées anti-immigrés pour mieux fédérer les Français et lui, avec des idées enrichies en racisme, il draine tous mes électeurs. Vous avez vu mes sondages? J'ai perdu 10 points depuis le mois de juin.
– Mais Marine, on ne vous voit plus à la télé, on ne vous entend pas à la radio, vous êtes totalement absente des médias depuis plusieurs mois. Lui, il occupe le terrain, il est partout, tout le temps. Matin, midi, soir, on n'entend que lui, on ne parle que de lui.
– Je voulais prendre mon temps pour préparer un programme, mais là, je ne sais plus quoi faire. Y aller tout de suite sans être tout à fait prête? Ne pas m'affoler et attendre encore un peu?
– Il faut peut-être oser vous montrer plus radicale que lui.
– Vous imaginez si j'avais dit la moitié de ce qu'il a raconté sur Pétain? Ou sur les enfants victimes de Mohammed Merah enterrés en Israël? J'aurais dû m'excuser quinze fois. Lui, on lui passe tout. Vous savez pourquoi? Parce qu'il est juif. Finalement, c'est peut-être ça le drame de ma vie, ne pas être juive.
– Marine, vous vous égarez.
– Moi, je ne peux rien dire et lui, il a tous les droits! Je suis en rage ! Les médias ont une indulgence complice po...


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