Les "Pandora Papers" soulèvent à nouveau la question de la politique fiscale de l’UE

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La lutte contre l'évasion et l'évitement fiscal ressurgit brutalement dans l'agenda européen. Les "Pandora Papers", une enquête sur des sociétés offshore, soulèvent à nouveau de nombreuses questions sur les pratiques au sein de l'UE.

Réuni en session plénière, le Parlement européen a ajouté en dernière minute un débat après les récentes révélations. "_L'impression que l'on a avec ces Pandora Papers c'est que trop de gens ont un intérêt _", s’inquiète l’eurodéputé néerlandais Paul Tang. Pour le président de la sous-commission des affaires fiscales il faut s’assurer que "certains pays membres, y compris les Pays-Bas, changent leur façon d'agir et abolissent toute possibilité d'évitement fiscal ou de blanchiment d'argent", insiste-t-il.

L'Union s'est déjà emparée du sujet en début d'année. Les 27 poussent pour que les multinationales indiquent la répartition des impôts qu'elles paient auprès des différents pays membres et auprès des paradis fiscaux. Mais la publication d'une trentaine de noms de politiciens européens dans les "Pandora papers", dont le Premier ministre tchèque, souligne que des efforts supplémentaires sont nécessaires.

Malgré ces révélations la Commission européenne se refuse pour le moment à tout commentaire. "Nous ne sommes pas en mesure de faire des commentaires sur les noms ou les entités individuelles évoqués dans cette affaire", répond la porte-parole de l’institution Dana Spinant.

La publication de cette enquête intervient quelques heures avant l'établissement mardi par les 27 ministres des Finances de la nouvelle liste noire européenne des paradis fiscaux.

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