Pandora Papers: l'Irlande, destination de choix pour l'optimisation fiscale

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Les Pandora Papers, dernière enquête du Consortium international de journalisme d’investigation (ICIJ), met en lumière les pratiques d’optimisation fiscale de dizaines de personnalités publiques et politiques à travers le monde. Sans surprise, l’Irlande fait partie des destinations privilégiées.

De notre correspondante à Dublin, Émeline Vin

C’est une maison en briques rouges dans l’un des quartiers chics de Dublin. La Clifton House propose des salles de travail pour petites entreprises. Et des adresses virtuelles. Selon les Pandora Papers, 800 sociétés à partenariat limité sont enregistrées à Clifton House. Cette structure légale permet aux investisseurs de placer leur argent sans divulguer leur identité.

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Il y aurait plus de 3 000 de ces sociétés en Irlande, selon le consortium, originaires d’Europe de l’Est et d’Asie centrale. Parmi elles, le plus grand fonds d’investissements dans le secteur du coton en Ouzbékistan (l’un des pays les plus corrompus au monde), à la tête de près de 170 millions de dollars, enregistré à Cork, sans présence physique ou employés dans le pays.

L’Irlande a enregistré une hausse des immatriculations de société à partenariat limité depuis 2017, depuis que l’Écosse, autre destination de choix, a renforcé ses contrôles. Ces « SLP » n’y paient pas d’impôts. Et comme l’origine des fonds est protégée, elles peuvent être utilisées pour contourner des sanctions financières ou couvrir du blanchiment d’argent par exemple.

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