Pandora Papers: une enquête ouverte contre le président chilien

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Au Chili, les Pandora Papers arrivent devant la justice et placent le président lui-même dans la tourmente. Après la révélation d'un nouveau document concernant la vente d'une entreprise minière par les enfants de Sebastian Piñera la justice chilienne a ouvert une enquête ce vendredi contre le chef d'État en exercice.

Corruption passive ou active, et fraude fiscale, voici les éventuels délits sur lesquels a commencé à enquêter le parquet chilien ce vendredi 8 octobre.

Le président et son entourage répétaient depuis lundi que les Pandora Papers n'apportaient rien de nouveau et qu'il avait été blanchi par la justice en 2017, mais l'unité anticorruption du parquet national l'a donc démenti ce vendredi, comme a pu le constater notre correspondante à Santiago, Justine Fontaine.

En cause, l'une des clauses du contrat de vente d'une entreprise minière, un contrat signé par ses enfants aux Îles Vierges britanniques au début de son premier mandat de président en 2010. À l'époque, ses fils et filles ont revendu pour 152 millions de dollars les parts qu'ils détenaient dans un projet minier controversé dans le nord du Chili.

Et le contrat précisait que le dernier versement de cette vente n'aurait lieu que si le futur emplacement de la mine n'était pas déclaré réserve naturelle. Or cette décision, de protéger ou non le site, dépendait alors directement du président Piñera lui-même. D'après l'enquête, son gouvernement n'a finalement pas protégé la zone où l'exploitation minière était prévue, si bien que le troisième paiement a bien été effectué.

Lancement d'une procédure de destitution

Cette enquête s'ajoute à une autre mauvaise nouvelle pour le chef de l'État : après ces révélations, l'opposition de gauche a prévu d'entamer une procédure de destitution contre lui la semaine prochaine à la Chambre basse et entend qu’elle soit votée avant le 21 novembre, date du premier tour de l’élection présidentielle à laquelle Sebastian Piñera ne peut plus se représenter.

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