Pandora Papers: Dominique Strauss-Kahn pointé du doigt pour son recours à l'évasion fiscale

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Les Pandora Papers révèlent que plus de 300 responsables politiques du monde entier, ainsi que des milliardaires ou des stars ont recours à des paradis fiscaux, principalement pour échapper à l'impôt dans leur propre pays. Parmi ces personnalités, on retrouve le Français Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre de l’Économie et ancien directeur FMI.

Dominique Strauss-Kahn aurait fait transiter plusieurs millions de dollars d'honoraires, pour du conseil à des entreprises, via une société marocaine, exempte d'impôts.

Créée en 2013 au Maroc, la société Parnasse International, dont DSK est l'unique actionnaire et l'unique employé, a permis à l'ancien ministre de l'Économie de proposer ses services de consultant de luxe sur les questions économiques à plusieurs dirigeants africains.

Un business rentable, puisque rien qu'entre 2013 et 2018, selon L'Obs, DSK aurait engrangé plus de 21 millions d'euros de bénéfices et aurait été en mesure de se verser plus de 5,3 millions d'euros de revenus.

D'autant qu'à l'époque, le Maroc offrait une exonération fiscale de cinq ans, puis un abattement de 50%, aux sociétés venant s'installer dans ses zones franches, telles Casablanca, avant de finalement mettre fin à cette mesure en février 2021.

Déjà cité dans les Panama Papers

Ce n’est pas la première fois que l’ancien patron du FMI est impliqué dans une affaire d'optimisation fiscale. Il y a cinq ans, l’enquête des Panama Papers révélait ainsi que son ancien fonds d’investissement, le LSK, lancé avec un homme d’affaires sulfureux, avait créé une trentaine de sociétés, dans des paradis fiscaux.

Ce fonds avait permis à leurs clients de domicilier et d’administrer des sociétés aux Seychelles, aux îles Vierges britanniques, au Panama et à Hong Kong.

Pourtant, quelques mois avant le lancement de ce fonds, l’ancien ministre de l’Économie dénonçait, devant une commission du Sénat, le manque de volonté des États pour lutter contre la fraude fiscale.

Aujourd’hui en faillite, ce fonds laisse un passif de 100 millions d’euros. Et face à la justice, le brillant économiste n’a pas peur de plaider son incompétence en matière financière.

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