«Pandora Papers»: au Niger, révélations sur des attributions douteuses de permis miniers à des sociétés russes

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Une enquête publiée au Niger ce week-end fait des révélations sur l'attribution de permis miniers à des sociétés russes. Hommes d'affaires russes, magnat sénégalais de l’architecture, société offshore : le journaliste nigérien Moussa Aksar, membre de la Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest, et membre du Consortium international des journalistes d'investigation (à l'origine des « Pandoras Papers »), décrypte ce qu'il qualifie de « manège incestueux ».

Cette enquête, publiée dans le cadre des « Pandora Papers », est le fruit de deux années d'investigations.

« Il y a eu un manque de transparence dans l’attribution de ces permis d’exploration minière, parce que la pyramide a été inversée, nous explique Moussa Aksar, joint par Charlotte Cosset de la rédaction Afrique de RFI. Au lieu que ce soit les services compétents, c’est la présidence qui attribue les permis miniers.

Donc, il y a une collusion entre les sociétés russes et la présidence de la République, que ce soit sous le régime du président Tandja ou sous le régime d’Issoufou Mamadou.

C’est tout ce manège que nous avons voulu expliquer : les sociétés russes qui ont créé des sociétés offshore dans les îles Vierges britanniques… Les Russes ont été financés par la banque russe Gazprom Bank et cette banque a été indexée sur le plan international pour avoir fait du blanchiment et ces deux sociétés ont disparu… On peut se poser la question de savoir s’il n’y a pas eu une affaire de blanchiment d’argent qui a été faite au Niger. »

► Le rapport d'enquête est à lire sur le site de Cenozo

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