Pandémies : les automnes sont meurtriers

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Est-il possible que l'histoire se répète ? Mercredi, Emmanuel Macron a lâché que la deuxième vague de Covid-19 serait "sans doute plus dure et plus meurtrière que la première". Par le passé, de grandes épidémies ont souvent frappé plus durement lors du rebond. "Ce fut le cas pour les pandémies grippales du 20e siècle", rappelle l'historien de la santé Patrick Zylberman. Pour preuve, la grippe espagnole de 1918, qui a infecté un tiers de la planète et fauché 50 millions de vies. Relativement bénigne au printemps, elle semble disparaître pendant l'été. "Mais ça redémarre très fort fin août jusqu'à la deuxième quinzaine de novembre, décrit-il. Et cette deuxième vague fait très mal. Beaucoup de gens meurent, souvent de surinfections bactériennes."

Cette épidémie longtemps occultée tue 240.000 personnes en France, essentiellement ces mois d'automne. On manque alors de médecins (réquisitionnés au front), de lits d'hôpitaux, de médicaments et de cercueils. "Ce qui n'était qu'une grippe ordinaire au printemps s'est transformé en quelque chose de sinistre, raconte Laura Spinney, l'auteure de La Grande Tueuse (Albin Michel). Les victimes meurent les poumons noyés."

"Un Français sur cinq a la grippe, s'alarme le JDD du 13 octobre 1957

Près de quarante ans plus tard, la grippe asiatique, partie de Chine en février 1957, arrive en Europe à la fin de l'été. Sans trop de conséquences dans un premier temps. Mais le virus explose à l'automne. "Un Français sur cinq a la grippe, s'alarme le JDD...


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