Pandémie. Les Pays-Bas optent finalement pour le couvre-feu

Courrier international (Paris)
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C’était une décision difficile à prendre dans un pays particulièrement vigilant quant au respect des libertés individuelles. Inquiet face à la contagiosité du variant britannique, le gouvernement démissionnaire de Mark Rutte a fait adopter une extinction des feux à 21 heures, à partir de samedi 23 janvier.

“Jusqu’ici, impossible de réunir une majorité au Parlement, mais en décalant d’une demi-heure, la plupart des groupes parlementaires ont fini par se faire à l’idée”, constate l’Algemeen Dagblad (AD). La Chambre basse du Parlement néerlandais a en effet approuvé ce 21 janvier l’introduction d’un couvre-feu à partir de samedi 23. Top départ à 21 heures, donc, et pas à 20 h 30 comme le demandait le gouvernement démissionnaire de Mark Rutte.

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En réalité, comme l’explique le journal dans un autre article, c’est surtout à cause du variant britannique que le Parlement – et le gouvernement – se sont résolus à instaurer un couvre-feu. D’après les calculs de l’Institut de santé publique néerlandais, le taux de reproduction de ce variant est tel que les Pays-Bas pourraient atteindre 20 000 nouveaux cas quotidiens à l’horizon du mois de mars, et 50 000 en avril.

Ne pas passer pour un maître d’école

Cela fait pourtant depuis le mois de septembre que l’OMT, le groupe d’experts qui formule des recommandations de la lutte contre l’épidémie, plaide en faveur de cette option. Mais pour l’exécutif comme pour la Chambre basse, l’idée d’un couvre-feu “faisait trop penser aux années de guerre”, note l’AD.

L’autre explication de cette frilosité, complète De Standaard, c’est “l’opinion publique”. Comme l’explique le journal belge, “les Néerlandais accordent énormément d’importance

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