Avec la pandémie, la Grèce caracole en dettes

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La Grèce a multiplié les confinements, longs, afin d'éviter un débordement des hôpitaux et sauver l'industrie touristique. Mais l'économie, caractérisée par la prédominance de très petites entreprises, est à bout de souffle. Au risque de sombrer dans une nouvelle crise des dettes...

En Grèce, les données économiques publiées ce 22 avril par l'Office grec des statistiques, Elstat, sont inquiétantes sur l'état du pays. Confiné depuis le mois de novembre 2020 en raison de la pandémie, après avoir déjà été mis sous cloche entre mars et mai 2020, Athènes voit son économie s'effondrer. Ainsi, le produit intérieur brut a chuté de 17,6 millards entre 2019 et 2020 (-9,6%). Les recettes de l'Etat ont diminué quand les dépenses ont augmenté. La dette publique atteint désormais 341 milliards d'euros, soit 205,6% du PIB. Pour mémoire, quand la Grèce commençait à être attaquée par les marchés en 2010, le poids de la dette publique était d'environ 120% du PIB...À la suite de ces attaques, la Grèce avait été soumise à une austérité violente, engendrant privatisation du secteur public, hausse de la taxation, baisse des salaires. Bref, il en a résulté une paupérisation de la population encore palpable dans le pays. Après la pandémie, la Grèce risque-t-elle, alors, de retomber dans cette spirale infernale ?Le tourisme, ressource essentielle, fait défautÀ Athènes, la question est lancinante dans la presse. Il n'y a pas un jour sans qu'un article ne soit publié pour débattre des...

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