La pandémie de Covid-19 pourrait-elle diminuer le nombre de naissances de garçons par rapport aux filles ?

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Il naît moins de garçons que de filles lors de grandes crises générant des privations. Alors que le gros de la crise du Covid-19 semble passé, certains chercheurs s'attendent à observer des effets de ce type dans un futur proche.

Stress, anxiété, dépression ou inflammations sont des conséquences connues de la pandémie de Covid-19. Ces facteurs ayant un impact documenté sur la proportion de naissances de garçons par rapport aux filles, il est possible que l'épidémie crée le même genre de retombées. C'est en tout cas ce que craint le chercheur iranien Amir Abdoli, dans fin 2020.

Moins de garçons en période de crise

Le sex-ratio, c'est-à-dire le nombre de naissances de garçons par rapport aux filles, est généralement compris entre 1,01 et 1,05. Il nait donc en général un tout petit peu plus de garçons. Mais ce sex-ratio peut être influencé par la santé de la mère et les facteurs de stress environnementaux, en faveur de plus de naissances de filles, rappelle une publication de en 2019. En s'appuyant sur des données américaines de 1918 à 1939, comprenant les trois périodes fortes que sont la grippe espagnole, les années folles et la Grande Dépression, ses auteurs ont évalué les hypothèses qui expliqueraient cette modification de l'équilibre filles-garçons.

La première hypothèse est celle de Trivers-Willard, selon laquelle les mères en bonne condition physique font préférentiellement des mâles, et celles en mauvaise condition des femelles. Cette hypothèse se base sur certaines espèces animales, dont les mères en bonne santé font des mâles également bien portant, ayant plus de chances de se reproduire face à la compétition d'autres mâles moins forts ou de même condition physique. En revanche, les femelles ont toujours de bonnes chances de se reproduire, quelle que soit leur condition physique. Les mères en mauvaise santé vont donc préférentiellement produire des femelles pour augmenter les chances que leur progéniture ait des descendants.

D'après cette théorie, les femmes les plus favorisées devraient toujours produire plus de fils dans les bonnes comme les mauvaises périodes, même quand y a moins de fils dans la population générale. A travers "des périodes de rigueur variable", "nous ne trouvon[...]

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