Comment la pandémie de Covid-19 a obligé les scientifiques à réévaluer l'importance des aérosols

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La transmission par les aérosols, ces micro-gouttelettes qui restent en suspension dans l'air, a longtemps été largement sous estimée... Jusqu'à ce que la pandémie de Covid-19 oblige les scientifiques à revoir leur copie, analyse une équipe de chercheurs.

On la pensait jusque-là réservée aux contaminations à distance, et aux maladies extrêmement contagieuses : la transmission virale par aérosols, ces micro-gouttelettes en suspension dans l'air, aujourd'hui universellement acceptée par la communauté scientifique, aura mis du temps à s'imposer. Une revue de la littérature publiée dans revient sur les leçons de la pandémie de Covid-19 au sujet de la transmission par aérosols, et comment elles devront être appliquées à d'autres maladies respiratoires comme la grippe ou le rhinovirus (le rhume).

Des idées fausses bien implantées

"Avant le 20e siècle, on pensait que les maladies respiratoires infectieuses se propageaient par les 'particules pestilentielles' libérées par les individus infectés", révèlent les auteurs dans la publication. Une vision ensuite rejetée au début des années 1900 par un certain Charles Chapin, figure de la Santé Publique, qui a affirmé que le contact était la principale voie de transmission des maladies respiratoires. "Chapin craignait que le fait de mentionner la transmission par voie aérienne n'incite les gens à l'inaction et ne fasse disparaître les pratiques d'hygiène", expliquent les scientifiques. Il jugea alors à tort que les infections à courte distance étaient forcément transmises par gouttelettes (salive, mucus...), "négligeant le fait que la transmission par aérosol (par micro-gouttelettes donc, ndlr) se produit également à courte distance". Cette idée pourtant infondée est alors restée bien en place chez les épidémiologistes : si la maladie était transmise à courte distance, alors les aérosols n'étaient pas vraiment envisagés. C'est pourtant à proximité d'une personne infectée que l'exposition est plus probable, car les aérosols expirés sont plus concentrés en virus.

A l'arrivée de la pandémie de Covid-19 s'ajoute à cette confusion la croyance de longue date que seuls les virus les plus contagieux sont transmissibles par aérosols, comme la rougeole. Or, la transmissibilité du virus SARS[...]

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