La pandémie de covid-19 et ses différentes perceptions dans l'UE

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La même pandémie et pourtant, différents ressentis. Une étude publiée le jeudi 2 septembre par le Conseil européen des relations internationales (ECFR) révèle une Europe divisée en deux. Les pays membres du sud et de l’est se déclarent beaucoup plus touchés que leurs voisins du nord et de l’ouest. Certains disent avoir souffert principalement de la crise sanitaire quand d’autres évoquent surtout la récession économique.

Au Danemark 72% des habitants estiment ne pas avoir été du tout touchés, contre 35% en Hongrie. L’étude montre aussi une fracture générationnelle : 43% des moins de 30 ans jugent qu’ils n’ont pas subi les conséquences de la pandémie. Ils sont plus de 65% pour les personnes âgées de plus de 60 ans.

"Il y a vraiment un sentiment de colère auprès des jeunes, on leur a dit que c’était une crise qui touchait les plus âgés et ils estiment être les principales victimes. Ils voient leurs opportunités, leurs libertés et leur vie touchées par la crise", explique Mark Leonard co-auteur du rapport.

Pour l’analyste le danger est de voir grandir une génération très méfiante à l’égard du monde politique. L'étude indique que 43% des citoyens européens jugent leur gouvernement responsable de la propagation de la pandémie.

"De nombreuses personnes fortement touchées pensent que le fond du problème est le contrôle gouvernemental, cela pourrait être le gouvernement chinois ou l’échec de leur propre gouvernement", précise Mark Leonard.

Une très large majorité semble toutefois se rassembler sur un point : 80% des Européens ont le sentiment d’avoir perdu une partie de leurs libertés.

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