La pandémie de coronavirus a fait perdre 20,5 millions d'années de vie à l'humanité

Céline Deluzarche
·1 min de lecture

Les morts prématurées dues à la Covid-19 ont fait perdre 20,5 millions d’années de vie à l’humanité, selon une nouvelle étude parue dans le magazine Nature. Soit 16 années de vie perdues par patient décédé. Les chercheurs ont calculé la différence entre l'âge d'un individu au moment de sa mort et son espérance de vie normale pour plus de 1,23 million de victimes de la Covid dans 81 pays dans le monde. Les années de vie perdues concernent principalement la tranche d’âge 55-75 ans (44,9 %), où les individus ont en principe plus de temps à vivre. On retrouve ensuite les moins de 55 ans (30,2 %) et les plus de 75 ans (25 %), bien plus nombreuses à mourir de la Covid mais avec un reste d’espérance de vie moindre. On constate également que les hommes perdent 45 % d’années de vie en plus comparé aux femmes, parce qu’ils sont plus nombreux à être touchés et parce qu’ils meurent plus jeunes.

Les années de vie perdues par pays et par tranche d’âge et par sexe. © Héctor Pifarré i Arolas, Scientific Reports, 2021
Les années de vie perdues par pays et par tranche d’âge et par sexe. © Héctor Pifarré i Arolas, Scientific Reports, 2021

Les chercheurs ont également comparé la Covid-19 avec d’autres causes de mort prématurée. Ils ont ainsi constaté que le coronavirus ôte deux à neuf fois plus d’années de vie que la grippe saisonnière, deux à huit fois plus que les accidents de la route, et entre 25 % et 50 % de plus que les maladies cardiovasculaires. « Nos résultats montrent que si la majorité des décès de Covid-19 concernent les personnes âgées, le préjudice en vie perdue est plus important chez les plus jeunes », insistent les auteurs.

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