Pandémie : Les ailes brisées de l'aéronautique

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Avions cloués au sol, aéroports vides, trafic en chute libre, commandes d’appareils au plus bas… La crise sanitaire frappe de plein fouet l’un des secteurs clés de l’économie française.

La litanie des chiffres, mois après mois depuis la mi-mars 2020, dessine un cauchemar sans fin. Sur le seul front des effectifs, l’industrie aéronautique a perdu 13354 de ses 350000 emplois au sein de ses entreprises – le constructeur Airbus, le motoriste Safran, l’électronicien Thales... – comme chez leurs 1300 sous-traitants. Soit l’effacement complet en six mois de dix ans de gains d’emplois nets, selon l’observatoire économique Trendeo.

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Parmi les cinq groupes tricolores ayant dû réduire le plus drastiquement leurs effectifs, on compte trois géants de l’aéronautique et de l’aérien, dont Air France, avec 7 712 postes supprimés, et Airbus avec 5797. Le second, qui employait 135 000 salariés en janvier 2020 et réalisait une forte croissance depuis plusieurs années, a enregistré un résultat d’exploitation négatif de 945 millions d’euros au premier semestre 2020, après un résultat d’exploitation positif de 4,4 milliards au dernier semestre de 2019. Le fleuron historique de l’industrie nationale, 70 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2019, est la plus importante victime du Covid-19.

Un plan de relance colossal de 15 milliards d’euros, répartis entre aides, investissements et prêts

«Le secteur a subi la crise sanitaire de plein fouet, avec le quasi-arrêt du trafic aérien, confirme Eric Trappier, P-DG de Dassault Aviation et président du Gifas (Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales). L’activité avait un peu repris cet été, avant de diminuer à nouveau pour être inférieure de 50% en valeur à celle enregistrée en 2019.» Pour tous les acteurs, la crise sanitaire a déclenché la « tempête parfaite », selon l’expression des(...)


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