Les Panama Papers et les Paradise Papers ont rapporté près de 200 millions d’euros au fisc français

Les services du fisc à Bercy précisent que « ces chiffres ne sont pas définitifs ».

FISCALITES - Les révélations de presse contenues dans les Panama Papers et les Paradise Papers portant sur des placements offshore ont permis au fisc français de percevoir près de 200 millions d’euros, a appris ce lundi 23 janvier l’AFP auprès du ministère de l’Économie.

« En additionnant régularisation et contrôle, les résultats des opérations menées par la Direction générale des finances publiques (DGFiP) en lien avec les Panama Papers s’élèvent à 176,7 millions d’euros pour 198 dossiers », selon un document interne obtenu auprès de la DGFiP, sous l’autorité des ministres de l’Économie Bruno Le Maire et des Comptes publics Gabriel Attal.

Les services du fisc à Bercy précisent que « ces chiffres ne sont pas définitifs, la majorité des dossiers restant bloqués par l’absence de réponse complète aux demandes d’assistance administrative internationale ».

11,2 millions d’euros pour 35 dossiers

En avril 2016, les révélations du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) avaient mis au jour plus de 11,5 millions de documents confidentiels du cabinet d’avocats d’affaires panaméen Mossack Fonseca.

En novembre 2017 et février 2018, l’ICIJ avait ensuite publié les Paradise Papers, issus de documents confidentiels du cabinet Appleby. Ces révélations ont pour l’heure permis à la DGFiP de percevoir 11,2 millions d’euros pour 35 dossiers, selon la même source.

Concernant les Pandora Papers et l’affaire de blanchiment via l’immobilier « Dubaï Uncovered », dont les révélations sont plus récentes, la DGFiP affirme ne pas encore disposer « du recul suffisant pour chiffrer les enjeux des procédures initiées sur la base des informations révélées par ces enquêtes ».

Vaste système d’évasion fiscale

L’administration ajoute que « des plaintes auprès de la police fiscale ont néanmoins été déposées, notamment dans le cadre des enquêtes liées à Dubaï ».

Le parquet national financier a donné la semaine dernière jusqu’au 30 avril aux contribuables français ayant eu recours à la société Helin pour se manifester, faute de quoi il engagera des poursuites pénales à leur encontre.

Cette société basée aux Émirats arabes unis est soupçonnée d’être au cœur d’un vaste système d’évasion fiscale qui fonctionnait depuis le début des années 2000 et fut révélé par l’Obs et Radio France en 2018.

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