«Panama Papers»: mandat d’arrêt international contre les fondateurs du cabinet Mossack Fonseca

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La justice allemande vient de lancer deux mandats d'arrêt internationaux contre les fondateurs du cabinet d'avocats panaméen mis en cause, il y a quatre ans et demi, dans un vaste système de fraude fiscale.

Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

Durant des années, ils ont été des milliers à profiter des discrets services du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca. Treize chefs d’État ou de gouvernement, des barons de la drogue, le cousin du Syrien Bachar el-Assad, des fonctionnaires de la fédération internationale de football et bien d’autres ont évité de payer des impôts ou mis de l’argent sale en sécurité jusqu’à la publication en avril 2016 des « Panama papers »: 11,5 millions d’archives du cabinet Mossack Fonseca, publiés par des médias du monde entier. Par la suite, au moins 150 enquêtes ont été ouvertes dans le monde.

D’après des informations de la presse allemande, le parquet de Cologne a émis un mandat d’arrêt international contre les deux fondateurs du cabinet panaméen qui pourraient être arrêtés s’ils tentent d’entrer sur le sol européen.

Mais leur pays n’extrade pas ses ressortissants. Les enquêteurs de Cologne espèrent toutefois que Jürgen Mossack, d’origine allemande, pourrait vouloir revoir sa famille. En se livrant et en coopérant avec la justice germanique, il verrait sa peine réduite et échapperait à des poursuites pour les mêmes motifs aux États-Unis.

Le scandale des « Panama Papers » a conduit à de nombreuses poursuites dans le monde entier. Mais ceux qui ont mis en place ce système performant n'ont pas eu à répondre de leurs actes malgré des enquêtes dans leur propre pays.

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