Paludisme pendant la grossesse: un nouveau vaccin prometteur

Ducret, Martin
PRIMVAC: un vaccin français visant à protéger les femmes enceintes africaines et leur bébé contre le paludisme gestationnel. / 125791443/Richard Villalon - stock.adobe.com

Les femmes enceintes et leur bébé sont particulièrement vulnérables à cette infection. Une équipe française vient de tester un vaccin dont les premiers résultats sont encourageants.

C’est une lueur d’espoir pour les millions de femmes africaines infectées chaque année par le paludisme (11 millions en 2018). Le Plasmodium falciparum - parasite à l’origine de cette maladie - est particulièrement dangereux pour les bébés lorsqu’il affecte leur mère pendant la grossesse. En 2018, 900.000 enfants sont nés avec un petit poids en Afrique subsaharienne pour cette raison.

Alors qu’il n’existait jusque-là aucun traitement pour protéger les femmes enceintes du paludisme gestationnel, des chercheurs français ont mis au point un vaccin dont les résultats prometteurs viennent d’être publiés dans la prestigieuse revue médicale Lancet Infectious Diseases . D’après l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), ce vaccin appelé PRIMVAC pourrait empêcher jusqu’à 10.000 décès maternels et 200.000 décès infantiles chaque année.

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PRIMVAC: un vaccin français pour protéger les femmes enceintes et leur bébé

Dans les pays où le paludisme sévit de manière permanente, comme en Afrique subsaharienne, les individus acquièrent une immunité durant leur enfance qui les protège des conséquences les plus graves de cette maladie pour le reste de leur vie. Mais pas les femmes enceintes. Lors de la grossesse, les globules rouges infectés par le parasite s’accumulent au niveau du placenta, favorisant alors l’anémie (manque de globules rouges) et l’hypertension artérielle maternelle.

Ces perturbations peuvent alors induire des fausses couches, des accouchements prématurés et des retards de croissance du fœtus. Avec à la clé, un risque d’insuffisance pondérale à la naissance qui augmente le risque de mortalité infantile. Ces risques concernent uniquement la première, voire la deuxième grossesse. En (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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