Pakistan: l'ex-Premier ministre Imran Khan échappe à une inculpation pour outrage à magistrat

Au Pakistan, l'ex-Premier ministre Imran Khan échappe de justesse à une inculpation pour outrage à magistrat. Il avait critiqué et menacé une juge pour avoir maintenu en garde à vue un cadre de son parti, le Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI, le mouvement du Pakistan pour la justice).

« S'il a franchi une ligne rouge, il s'en excuse », a déclaré son avocat. Grâce à cette soudaine volonté d'apaisement, Imran Khan évite donc une inculpation pour outrage à magistrat. À présent, il ne lui reste plus qu'à mettre ses excuses sur papier, la seule manière d'échapper à un procès.

Devant la justice, il risquait une interdiction d'exercer une fonction parlementaire pendant cinq ans. Cette perspective, alors que des élections générales sont prévues l'an prochain, semble avoir convaincu Imran Khan de mettre de l'eau dans son vin. « Je ne ferai pas la guerre au système judiciaire pakistanais », a dit l‘ancien joueur de cricket à sa sortie du tribunal.

« Nous agirons contre vous »

Le ton a donc nettement changé. Il y a peu, Imran Khan avait encore proféré des menaces contre la juge qui avait ordonné le maintien en garde à vue de son proche conseiller Shehbaz Gill. Il n’avait pas non plus mâché ses mots contre la police qui, selon lui, aurait torturé et abusé sexuellement le détenu qui a obtenu la semaine dernière une remise en liberté provisoire.


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