Pakistan : dissolution du parti anti-Français TLP sur fond d'enjeux géopolitiques

·1 min de lecture

Le parti radical islamiste TLP va être interdit du pays. Cette décision s'inscrit dans une logique géopolitique plus globale avec notamment en toile de fond le retrait américain en Afghanistan. De son côté le Quai d'Orsay a appelé ses ressortissants à quitter le Pakistan.

Après plusieurs jours de violentes manifestations à Lahore et Karachi, les deux plus grandes villes pakistanaises, ainsi que dans la capitale Islamabad, le gouvernement de Imran Khan a décidé de dissoudre le parti islamiste radical, Tehreek-e-Labbaik (TLP), qu'il qualifie de groupe terroriste.Ce dernier qui veut renvoyer l'ambassadeur français, défend avec véhémence l'interdiction du blasphème. Depuis l’assassinat de Samuel Paty et l'engagement d'Emmanuel Macron en faveur du droit à publier des caricatures de Mahomet, le sentiment antifrançais exacerbe les tensions.À LIRE AUSSI : Pakistan : les dessous de la haine anti-FranceIl est fort probable que le parti se fragmente ou se recrée sous d'autres formes. " Il est certainement naïf de prétendre que bannir une organisation équivaut à éliminer les causes du militantisme " écrit ce jeudi le quotidien Pakistanais Dawn. " Le gouvernement leur a rappelé qui était le patron, mais ça ne signifie pas que les réseaux ont été éradiqués " précise à Marianne Taha Saddiqui, journaliste Pakistanais, et lauréat du prix Albert Londres. " À l’avenir les militaires souhaitent pouvoir les utiliser, notamment pour des manipulations électorales. Ces partis sont souvent...

Lire la suite sur Marianne

A lire aussi

Pakistan : les dessous de la haine anti-France

Motion de défiance contre la direction de 20 Minutes : "On va droit dans le mur"

20 départements sous "surveillance renforcée", pas de mesures immédiates : les annonces de Castex

"Un pull à 20 euros, c’est ce que je mange en une semaine" : ce que coûte le Covid aux Français

"Je ne supporte plus les écrans, je veux rencontrer les gens en vrai" : c'est quoi, avoir 20 ans, en 2020 ?