Pakistan : deux hommes condamnés à mort pour le viol d'une Franco-Pakistanaise

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La victime avait été violée en septembre dernier devant ses enfants, alors que sa voiture était tombée en panne d'essence en bord de route près de Lahore, dans l'est du Pakistan. Ses deux agresseurs ont été condamnés à mort samedi. Ils ont fait appel. 

Un tribunal pakistanais a condamné à mort samedi deux hommes pour le viol en réunion d'une Franco-pakistanaise, une affaire qui avait engendré des manifestations dans plusieurs villes de ce pays conservateur et poussé le gouvernement à durcir la législation. "Ils ont tous deux été condamnés à mort", a déclaré à l'AFP Chaudhry Qasim Arain, l'un des avocats des deux hommes. Ils ont fait appel.

La victime avait été violée en septembre dernier devant ses enfants, alors que sa voiture était tombée en panne d'essence en bord de route près de Lahore, dans l'est du Pakistan. Des manifestations avaient eu lieu pour demander une meilleure protection des femmes et pour dénoncer les propos d'un policier qui semblait rendre la victime responsable de son sort. Le gouvernement pakistanais avait répondu avec une nouvelle loi qui prévoit notamment la castration chimique des violeurs, une mesure à laquelle le Premier ministre Imran Khan s'est déclaré favorable.

Code patriarcal

Une grande partie du Pakistan, pays musulman conservateur, vit sous un code patriarcal d'"honneur" qui systématise l'oppression des femmes en les empêchant, par exemple, de choisir leur mari ou de travailler hors de leur maison. Les propos tenus par un haut gradé de la police après le viol en réunion de la femme franco-pakistanaise en septembre avaient provoqué un tollé. Il avait semblé rendre la victime responsable de son calvaire pour avoir conduit de nuit sans la présence d'un homme.

Personne au Pakistan "ne permettrait à ses filles et sœurs de voyager seule si tard", avait déclaré à la presse Umar Sheikh, le chef de la police de Lahore. "Sa famille est de France, son mari vit en France. Elle a fait cela parce qu'elle se base sur la France. Elle a cru que(...)


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