Pakistan, Argentine, Haïti : les informations de la nuit

MOHSIN RAZA / REUTERS

Au Pakistan, Imran Khan accuse son successeur d’avoir tenté de l’assassiner. L’ancien Premier Ministre a déclaré que Shehbaz Sharif, qui l’a remplacé à la tête du gouvernement pakistanais après un vote de défiance en avril, était impliqué dans un complot visant à le faire disparaître. “Ces trois-là ont décidé de me tuer”, a affirmé Khan, vindicatif lors de sa première apparition publique depuis l’attaque de jeudi, où il a également désigné comme coupables le ministre de l’intérieur Rana Sanaullah et un haut commandant de l’armée. Le gouvernement a nié tout rôle et imputé la tentative d’assassinat à un homme armé, motivé par “l’extrémisme religieux”, rapporte Al-Jazeera. L’armée pakistanaise a quant à elle qualifié les allégations de “sans fondement et irresponsables”. L’ancienne star internationale du cricket, âgée de 70 ans, dirige depuis la semaine dernière un convoi de plusieurs milliers de personnes depuis Lahore vers Islamabad. “L’attaque contre ce convoi a tué un homme et en a blessé au moins dix, augmentant considérablement les enjeux de la crise politique qui s’est emparée du pays depuis le renversement de Khan en avril”, analyse la chaîne qatarie.

En Argentine, Cristina Kirchner accuse son prédécesseur d’avoir tenté de l’assassiner. Pour sa première apparition publique depuis l’attentat contre elle il y a deux mois, lors d’un congrès syndical près de Buenos Aires, la vice-présidente péroniste a déclaré que “ces supposés indignés qui m’ont agressée n’étaient pas des indignés. Ils étaient payés par des entrepreneurs qui s’identifiaient avec le gouvernement qui a endetté l’Argentine”. Une référence non masquée au libéral Mauricio Macri, qui a gouverné de 2015 à 2019, comme le précise le journal de gauche buenos-airien Página 12. Elle a aussi laissé entendre que “la justice n’enquête pas, car ils veulent que je sois une accusée, pas une victime”. Pressentie pour se présenter à la présidence en 2023, Kirchner est actuellement poursuivie pour fraude et corruption, mais a qualifié ce procès de “politique”.

[...] Lire la suite sur Courrier international