Paix des braves sur la loi Alimentation

Vallez-d'Erceville, Angélique
Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture, a annoncé le report des publications des ordonnances à janvier. / JACQUES DEMARTHON/AFP

La publication de deux ordonnances phares de la Loi alimentation a été reportée. Ces mesures, même pour améliorer les conditions de vie des agriculteurs et éleveurs, auraient ajouté à la colère de la rue.

Agriculteurs, industriels et distributeurs font front commun pour sauver la loi Alimentation (EGAlim). Victime collatérale des «gilets jaunes», la publication des ordonnances sur le relèvement de 10 % du seuil de revente à perte et l'encadrement des promotions, initialement prévue cette semaine, a été reportée. Mécaniquement, ces deux mesures phares de la loi Alimentation devraient aboutir à des hausses de prix sur les produits alimentaires. Inaudible dans le contexte actuel, une telle mesure, même pour améliorer les conditions de vie des agriculteurs et éleveurs, aurait ajouté à la colère s'exprimant dans la rue.

Mais depuis que le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, a annoncé un report de publication des ordonnances à janvier, les acteurs concernés multiplient les annonces en vue de défendre la loi. La fédération de la distribution (FCD), l'association des industriels (Ania) et les syndicats d'agriculteurs (FNSEA) ont défendu l'esprit de la loi. Même ceux qui l'avaient combattue, à l'instar des Centres E. Leclerc, prennent désormais sa défense.

«Ces hésitations ne remettent nullement en cause les dispositions essentielles de la loi alimentation, et notamment celles qui obligent distributeurs et industriels à tenir compte des coûts de production des agriculteurs pour fixer les tarifs», a précisé jeudi l'enseigne dans un communiqué. Plutôt que de jeter de l'huile sur le feu, le pourfendeur du pouvoir d'achat assure même être prêt à accepter des hausses. «E. Leclerc a déjà annoncé à ses fournisseurs qu'il agirait avec discernement, notamment vis-à-vis des PME pour lesquelles les hausses de tarifs seront acceptées.»

Pour clarifier, le député LaREM de la Creuse, Jean-Baptiste Moreau, a indiqué: «Les (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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