Paix au Karabakh, démocratie en Azerbaïdjan !

Libération.fr

Le président azerbaïdjanais est reçu mardi par la France. Une visite qui ne se justifie pas, au vu de sa politique belliqueuse.

Mardi 14 mars, Ilham Aliev, président de la République d’Azerbaïdjan, connu pour ses positions belliqueuses à l’égard du conflit du Haut-Karabakh et ses pratiques liberticides dans son pays, sera en visite officielle en France. Si cette invitation trouve ses raisons dans des considérations diplomatiques, elle ne se justifie en tout cas ni par une exigence éthique ni par des besoins d’équité. Et ce, quand bien même la France a accueilli le président de l’Arménie une semaine auparavant. Médiatrice dans le conflit du Haut-Karabakh, la France est, certes, tenue à un devoir d’équilibre entre les belligérants. Mais l’équilibre n’est pas la justice et tout ne se vaut pas.

«Le Karabakh est une question de survie pour les Arméniens et d’orgueil national pour l’Azerbaïdjan», avait résumé Andreï Sakharov, prix Nobel de la paix. Vingt-trois ans après la signature du cessez-le-feu entre les parties, les fondamentaux de cette donne n’ont pas changé. Ils se sont même aggravés. Grâce à l’arg ent du pétrole, Aliev a lancé son pays dans une course folle aux armements. Durant ces dernières années, son budget militaire a avoisiné le PIB total de l’Arménie. Son objectif revendiqué est de reprendre possession de cette République du Haut-Karabakh indépendante depuis vingt-trois ans, au besoin par la force. Et ce au nom de l’intégrité nationale d’un Etat azerbaïdjanais dont les frontières ont été dessinées par Staline en 1921. Joignant le geste à la parole, l’armée azerbaïdjanaise multiplie depuis des années les violations du cessez-le-feu, provoquant de nombreuses victimes et prenant le risque d’un embrasement régional généralisé. Un danger qui aurait pu se concrétiser le 2 avril 2016 avec la guerre des quatre jours qui s’est soldée par des centaines de morts de part et d’autre.

Ces menées belliqueuses d’Aliev sont politiquement et moralement indéfendables. Tout (...)

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