Paisible céphalopode de nos jours, le vampire des Abysses était autrefois un redoutable prédateur

Des fossiles exceptionnellement préservés révèlent que le vampire des Abysses, un petit céphalopode qui peuple de nos jours les zones profondes et pauvres en oxygène de nos océans, était un prédateur muni de puissants tentacules au Jurassique.

En mars 2022, nous relations la , retrouvé dans les réserves du Musée royal de l’Ontario, au Canada. Attendez, du plus ancien fossile de quoi ? De Vampyropoda, un super-ordre de céphalopodes comprenant les poulpes, les calmars vampires et autres créatures à corps mous et à huit bras au plus - pas d’une créature humanoïde à dents pointues. Daté entre 330 à 323 millions d'années, le spécimen, excavé sur un site du Montana dans les années 1990, avait repoussé les origines des octopodiformes d'environ 82 millions d'années. Jeudi 23 juin, une publication parue dans est venue éclairer encore un peu plus l’énigmatique évolution d’un octopodiforme en particulier, Vampyroteuthis infernalis, plus connu sous le nom de "vampire des Abysses".

Un vampire plus agressif

Petit céphalopode vivant encore un peu partout dans les profondeurs de nos océans, il est le seul représentant connu encore vivant de son ordre, les Vampyromorphides. L’une de ses particularités est d’utiliser ses deux filaments pour saisir des particules en suspension dans la colonne d’eau afin de s’en nourrir. D’une taille pouvant aller jusqu’à une vingtaine de centimètres, il est ce que l’on peut appeler un animal tranquille : ses mouvements sont lents et son organisme adapté à un mode de vie abyssal, notamment avec ses organes lumineux qui lui permettent de déjouer les prédateurs. Mais il semble qu’il n’en fut pas toujours ainsi.

Une reconstitution hypothétique de Vampyronassa rhodanica. Crédits : A. Lethiers, CR2P-SU

En étudiant trois exceptionnels fossiles de Vampyronassa rhodanica, l’un des plus anciens ancêtres du vampire des Abysses, datés à plus de 164 millions d’années, soit du Jurassique, une équipe de chercheurs du Centre de recherche en Paléontologie de Paris, menée par la paléontologue Alison Rowe, a pu déterminer que le céphalopode dans sa version primitive était un chasseur actif – un mode de vie qui contraste avec celui de son descendant actuel. "L’organisme étudié présente des caractères anatomi[...]

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