Une paille contre les inondations et la sécheresse: Trupti Jain, co-inventrice du Bhungroo

© Géraud Bosman-Delzons/RFI

Grâce à cet outil, près de 125 000 personnes ont accès à l’eau de pluie en permanence. Et le Bhungroo est avant tout une affaire de femmes, qui sont les seules à être formées pour l’utiliser. Rencontre avec sa co-inventrice Trupti Jain, venue à la COP depuis son Gujarat natal.

De notre envoyé spécial à Charm el-Cheikh

Créer une nappe phréatique artificielle pour évacuer le trop-plein d’eau des moussons et la stocker dans le sous-sol en prévision des périodes sèches, il fallait y penser. Biplab Ketan Paul et Trupti Jain ne sont pas ingénieurs pour une roupie, mais ils l’ont réalisée, en 2007, dans un champ situé à 120 km d’Ahmedabad, la grande ville du Gujarat, au nord-ouest de l’Inde.

« Le climat est de type semi-aride et le désert de Kutch avance », explique Trupti Jain, 52 ans. La végétation qui servait de barrière au sel marin porté par les vents a disparu. Celui-ci se dépose sur la terre et empêche l’eau de s’infiltrer dans le sol. S’ajoute à cela une mousson perturbée, a-t-elle constatée : « il pleut beaucoup sur une plus courte période. » L’eau noie les cultures, rendues inexploitables. Trois problèmes en un : pendant la mousson, l’eau stagnante empêche les activités agricoles ; pendant l’hiver et l’été, il n’y en a pas dans le sous-sol. Les populations n’ont d’autre choix que de migrer pour travailler dans la construction dans la grande mégalopole voisine d’Ahmedabad.

Un tuyau pour stocker le trop-plein


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