Paddington 2 : cette scène aurait dû figurer dans le 1er volet

Laëtitia Forhan

Dans Paddington 2, l’ourson coule des jours heureux chez les Brown, dans un quartier paisible de Londres, où il est apprécié de tous. Alors qu’il recherche un cadeau exceptionnel pour les cent ans de sa tante adorée, il repère un magnifique livre animé, très ancien, chez un antiquaire. Pas de temps à perdre : il enchaîne les petits boulots pour pouvoir l’acheter ! Mais lorsque le précieux ouvrage est volé, Paddington est accusé à tort et incarcéré. Convaincus de son innocence, les Brown se lancent dans une enquête pour retrouver le coupable…

Sujet central de cette suite, le livre pop-up devait pourtant figurer dans le premier film. Mais faute de budget, Paul King, le réalisateur avait dû y renoncer, d'autant plus que l'équipe ne savait pas comment l'inclure au long-métrage. C’est donc tout naturellement que lorsqu’une suite a été mise en chantier, le metteur en scène a décidé d’y inclure le fameux livre.


L’ouvrage, un livre animé représentant Londres et créé par une artiste russe, est présenté à Paddington par l’antiquaire M. Gruber (Jim Broadbent). Paddington se retrouve alors projeté dans les pages, emmenant Tante Lucy découvrir les sites les plus emblématiques de la capitale britannique. Une scène primordiale dans le film et qui a nécessité beaucoup de travail.

Il s'agissait d'un défi technique pour la production qui a dû trouver quelqu’un qui sache confectionner un livre animé en état de fonctionnement et qui donne l’impression d’avoir été fabriqué en Russie dans les années 30. Le superviseur des effets visuels Glen Pratt a travaillé en étroite collaboration avec Dale Newton, superviseur de l'animation chez Framestore, Gary Williamson et le chef-opérateur Erik Wilson pour orchestrer l’animation du livre en respectant le style du graphisme d’origine. "On a vraiment le sentiment qu’il s’agit d’un objet artisanal", explique Pratt. "Les illustrations semblent peintes à la main, et alternent entre une impression d’aplat et de relief au fil de l’intrigue. C’est incomparable. Il y a là une dimension purement artistique et on voit que les effets visuels ont été utilisés avec beaucoup d’intelligence."

Une scène d’autant plus importante aux yeux du metteur en scène qu’elle fait résonnance à la série télévisée consacrée à Paddington qui débuta en 1976 et dans laquelle tous les personnages et fonds, excepté Paddington, étaient en papiers découpés.

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