Pacte migratoire: réunion de cinq pays du Sud avant le sommet européen

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Le sommet européen prévu les 25 et 26 mars aura finalement lieu par vidéoconférence, contrairement à ce qui était prévu initialement, à cause d'une accélération de la pandémie. Au programme de cette réunion, les relations UE-Turquie et donc les questions migratoires. Les pays en première ligne, Chypre, l'Espagne, la Grèce, l'Italie et Malte se sont réunis vendredi soir et samedi à Athènes pour demander une nouvelle fois plus de solidarité en matière migratoire.

Avec notre correspondante à Bruxelles, Joana Hostein

Chypre, l'Espagne, la Grèce, l'Italie et Malte demandent une meilleure répartition des migrants arrivés en Europe. En septembre dernier, la Commission européenne proposait que les États membres viennent obligatoirement en aide aux pays en première ligne, soit en acceptant des relocalisations de migrants, soit en organisant financièrement leur retour. Une proposition qui est loin de faire l'unanimité.

Margaritis Schinas, vice-président de la Commission européenne, a participé à la réunion. « La solidarité va devoir être centrale. Mais la solidarité ne suffit pas. La solidarité dépendra aussi de la gestion commune de nos frontières extérieures et des partenariats qu'il faut établir avec les pays d'origine et de transit », souligne-t-il.

La Grèce critique la Turquie pour son refus d'accepter sur son territoire des déboutés du droit d'asile. Les ministres, réunis à Athènes, demandent aussi une politique plus efficace de retour des migrants irréguliers dans leurs pays d'origine. En 2019, 1/3 des migrants irréguliers ont effectivement été renvoyés chez eux. La Commission européenne envisage des restrictions en matière d'octroi de visas à l'encontre des pays qui ne coopèrent pas suffisamment pour reprendre leurs ressortissants en situation irrégulière dans l'UE.