Un "pacte législatif": comment Les Républicains réfléchissent à un accord avec le camp Macron

Le parti Les Républicains (LR) a évoqué l'idée d'un "pacte législatif" avec le gouvernement, ce mardi 9 juillet, lors d'une réunion où étaient présents uniquement les députés sortants réélus à l'issue des législatives, a appris BFMTV de sources concordantes.

Selon nos informations, il s'agirait - pour les LR - de proposer une dizaine de textes, sur le travail ou la sécurité, sur lesquels un soutien du bloc central serait assuré. En échange, le gouvernement qui aurait été nommé ne serait pas censuré par le groupe LR.

"À titre personnel, je ne suis pas favorable à l'idée d'une coalition gouvernementale, c'est du champ de l'exécutif. Je suis plutôt favorable à un pacte législatif, sur un certain nombre de textes emblématiques, portés par un groupe de droite républicaine, que le groupe LR mettra sur la table. Si on arrive à créer des majorités pour faire voter ces textes, je pense qu'on sera responsable et raisonable, et que ça ira dans l'intérêt du pays", a confirmé Éric Pauget, député des Alpes-Maritimes, à notre micro.

"Sur un texte sur la santé, si on arrive à trouver une majorité qui dépasse les clivages politiques et que des socialistes républicains nous rejoignent, pourquoi est-ce qu'on irait pas?", a-t-il encore ajouté.

"L'idée est d'être responsables"

"Ce serait un soutien sans participation gouvernementale", précise Éric Pauget. Même si certains membres du groupe n'écartent pas totalement cette hypothèse.

Un tel accord ne protégerait néanmoins pas le gouvernement d'une censure par le Nouveau Front populaire et le Rassemblement national. "J'espère que des gens de gauche raisonnables suivront. Car l'idée est d'être responsables et de ne pas bloquer le pays", juge une autre députée.

Selon nos informations, Laurent Wauquiez, qui n'était pas présent à la réunion, n'étant pas un député sortant, ne souhaite pas un groupe "passif" et veut que les députés LR fassent des propositions. Celui qui est pressenti pour être le futur président du groupe n'a pas validé le principe d'un pacte ou de contreparties.

Des discussions se poursuivront à ce sujet ce mercredi, à l'occasion d'une réunion en présence de tous les élus cette fois. "Le point sur lequel on est tous d'accord, c'est qu'on doit éviter à tout prix un Jean-Luc Mélenchon à Matignon", assure sans surprise une participante.

Article original publié sur BFMTV.com