Pour une PAC plus protectrice et plus lisible

Libération.fr

La France ne doit surtout pas mettre fin à la politique agricole commune car elle se couperait de l’Europe et renoncerait aux avantages nombreux et essentiels d’une politique qui ne cesse d’évoluer.

Ala veille de choix politiques cruciaux pour notre pays, à l’heure du Brexit et d’un euroscepticisme grandissant, la France doit être consciente des bénéfices de la Politique agricole commune (PAC) pour son agriculture. Certains proposent une solution radicale : mettre fin à la PAC et nous couper de l’Europe.

Ils oublient au passage les 9,1 milliards d’euros dont la France bénéficie chaque année, mais aussi les apports du marché européen pour notre agriculture. Forte de la qualité de ses productions et de ses savoir-faire, la France est un grand pays exportateur de produits agricoles et agroalimentaires. 60 % de ses exportations sont à destination de l’Union européenne et concernent des productions issues de tous types d’agricultures. Un repli protectionniste aurait des conséquences désastreuses pour les milliers d’entreprises et exploitations agricoles qui exportent vers les autres pays de l’Union européenne.

Nous sommes à l’heure des choix. Mon ambition pour l’agriculture est résolument européenne. Edgard Pisani concevait cette politique comme le ciment des peuples, devant permettre, en particulier, de fournir une alimentation saine, de qualité et en quantité suffisante aux citoyens. Je me retrouve aujourd’hui encore pleinement dans ces propos, et les ministres européens de l’Agriculture que j’ai réunis à Chambord en septembre ont eux aussi rappelé leur attachement à une politique agricole commune au cœur du projet européen, au service des citoyens et des agriculteurs.

Il faut poursuivre dans la voie des réformes engagées en 2013. La future PAC doit évoluer vers plus d’équité. Ce chantier, nous l’avions entamé en 2013, en majorant les aides aux 52 premiers hectares pour favoriser les plus petites exploitations, souvent tournées vers l’élevage. C’est aussi une façon de (...)

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