Quand Audrey Dana nous racontait «Sous les jupes des filles»

Sébastien Micke

Alors que « Sous les jupes des filles » est diffusé ce mercredi 6 juillet à 23h05, retour sur une rencontre avec l’actrice-réalisatrice en 2014, où elle levait le voile sur son art d’aimer.

Paris Match. Quelle petite sœur êtes-vous avec votre aînée, Marie-Noëlle, qui a réalisé le making of de “Sous les jupes des filles” ?
Audrey Dana. Dans notre famille ­recomposée – nous sommes six enfants –, Marie-Noëlle est l’aînée d’une fratrie, je suis l’aînée de l’autre. Elle a été le pivot de mon enfance. C’est elle qui m’a dit quand j’avais 6 ans et qu’elle en avait 12 : “Toi, tu devrais faire comédienne.” On reste la petite sœur jusqu’à un certain moment. Un jour, on devient adulte et l’histoire de deux sœurs devient celle de deux femmes. Marie-Noëlle demeure la personne que j’appelle quand je suis au plus mal. Elle est toujours là.

Quelle mère êtes-vous avec vos deux fils, Lucca, 14 ans, et Lee, 5 ans ? Différente de votre propre mère ?
Nous avions des parents très absents, démissionnaires. Nous avons beaucoup déménagé, puis ma mère s’est occupée d’enfants de la Ddass qu’elle accueillait à la maison. J’ai grandi sans repères. Ce n’est pas l’idée que je me fais de la maternité. Je suis très louve, très structurée avec mes fils que j’élève seule. Mais, ayant vécu ces années en communauté, j’ai forcément quelque chose de plus détendu, de plus bordélique, de plus cool que certaines mamans.

Quelle adolescente étiez-vous dans ce lieu baptisé “Maryland” – du prénom de votre mère, Marie –, qui était aussi votre maison ?
J’ai toujours fait des choix très forts par besoin de reproduire le danger dans lequel j’ai vécu à cette époque. Aujour­d’hui encore, j’ai une attirance pour tout ce qui fait très peur. Nous vivions dans la campagne beaucienne, au milieu de nulle part. Le village s’appelait Toury… Mettez un “p” devant et ça fait “pourri” ! On nous prenait pour une secte de drogués. Les enfants de la Ddass dont(...)


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