<p>En partenariat avec le Musée de l'Armée</p> - Pierre Terdjman, photographe de guerre : «le propos est essentiel»

Pierre Terdjman

Du Siège de Rome (1849) à l’actuelle guerre en Syrie, en passant par la guerre de Sécession, la guerre de 1870, la Première et la Seconde Guerre mondiale, la guerre du Vietnam, la Guerre Froide ou encore les guerres de décolonisation, l'exposition Photographies en guerre du Musée de l'Armée à Paris réunit plus de 300 photographies faisant le récit d’une construction médiatique de la guerre à travers l’image. Nous avons rencontré le photographe Pierre Terdjman dont certains clichés ont exposés. Il nous explique son métier, la mission du collectif Dysturb qu'il a créée et les risques pris sur le terrain pour raconter et comprendre le monde.

Paris Match. Comment êtes-vous devenu un photographe de guerre ?
Pierre Terdjman . Un peu par hasard. J'ai rencontré au début des années 2000 Noël Quidu, Patrick Chauvel , qui étaient déjà des photographes confirmés à l’époque, à Jérusalem. C'est eux qui m'ont vraiment donné envie de faire ce métier et qui me l’ont appris. J'ai passé pas mal de temps à Jérusalem pour travailler, dans un premier temps pour des agences locales, ou pour EPA et AP. Après, j'ai commencé à couvrir d'autres conflits pour l'agence Gamma et l’agence Cosmos. J’ai toujours été attiré par la photographie. Je prenais déjà des photos dans la rue ou dans le monde du skate. C’est un médium qui m’a toujours intéressé car c’est une bonne manière de raconter des histoires.

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Pour vous, photographe de guerre est un métier à part entière ?
Je ne sais pas si on peut vraiment parler de photographe de guerre, ou de photographe de bataille comme le dit Patrick Chauvel ou photographe de conflit. Les photographes ou les caméramen sont les personnes qui sont au plus près d’un conflit, au plus proche de ce qui se passe. C’est essentiel pour la narration ou l’illustration de ce que va être une guerre. Ma motivation profonde, c'est de témoigner du monde tel qu’il est et surtout d’être capable de comprendre, d’avoir la curiosité de se confronter à des gens qui ne sont pas comme moi.

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Sur place, vous avez conscience du danger ou vous êtes portés par l'adrénaline ?
L’adrénaline, c’est le côté un peu romantique de l’histoire. C’est la peur qui te fait rester en vie, qui te fait sentir quand il y a du danger ou pas. Cela(...)


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