<p>Jeudy Politique</p> - Jean-Luc Mélenchon, l’éloge de la patience

Baptiste Giroudon

A défaut d’être élu président de la République, le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a réussi son OPA sur la gauche. En arrachant un accord électoral et programmatique avec les Verts, le PCF et le PS, l’ex-sénateur socialiste prend sa revanche. Quatorze ans après avoir claqué la porte de la rue de Solférino et juré ensuite la perte de François Hollande, le troisième homme de la présidentielle se voit en Premier ministre d’Emmanuel Macron.

«Rien ne viendra à bout de ma patience. » A la veille du week-end du 1er mai, Jean-Luc Mélenchon affiche le calme des vieilles troupes. Le chef de Insoumis est sûr de sa stratégie. « Ils vont tous venir. Je veux un accord, pas une synthèse molle à la Hollande, mais sur un vrai texte dans lequel tout le monde se retrouve», confie-t-il à Paris Match, attablé dans un restaurant près de la gare de l’Est. Cinq jours plus tard, le troisième homme de l’élection présidentielle jubile. Mercredi matin, les dirigeants du PS trouvent un accord avec LFI parachevant ainsi la construction de la «Nouvelle union populaire écologique et sociale». Avant les socialistes, Europe-Ecologie/Les Verts et le PCF avaient également accepté la proposition d’accord des Insoumis. Outre une plate-forme électorale commune, cette alliance comprend une répartition des circonscriptions : 100 pour EE-LV ; 70 pour le PS, 50 pour les communistes et le reste du gâteau pour les amis de Jean-Luc Mélenchon.

Il reste néanmoins à faire valider ce texte par le conseil national du PS convoqué en urgence sur fond de fortes dissensions avec une partie des cadres et des élus locaux. Sans compter le «niet» de plusieurs éléphants et non des moindres, de François Hollande à Bernard Cazeneuve en passant par l’ex-premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis qui a dénoncé une «reddition». Olivier Faure, l’actuel patron du parti, est accusé d’avoir sacrifié, aux yeux des grands élus, les convictions européennes du PS, son ADN réformiste, son universalisme social-démocrate et sa tradition de parti de gouvernement.

Quatorze ans après son départ du PS, il aura achevé le parti de Mitterrand, son idole

Qu’importe pour Jean-Luc Mélenchon. A 70 ans, l’ancien trotskyste passé(...)


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