<p>Hors-série "Mitterrand intime"</p> - Mazarine, du secret d’état à la lumière

·2 min de lecture

Depuis sa naissance, la fille d’Anne Pingeot, vivait entourée de mystère. Le hasard d’un reportage photo et l’accord tacite du président, permirent à Paris Match de révéler publiquement l’existence de la jeune femme... Découvrez un extrait de notre hors-série « Mitterrand intime », 100 pages de photos et de reportages exclusifs consacrées à l'ancien président par ceux qui l'ont connu, en vente à partir du vendredi 14 mai chez votre marchand de journaux.

Tout commence par un de ces tuyaux qui transforment la chasse au scoop en jour de chance, ce dont les paparazzis sont friands. Dans le sillage des « bracos de stars » surgissent, en effet, des informateurs de fortune. Et parfois de hasard. C’est le cas en cette matinée de septembre 1994… Non seulement, Pascal Rostain et Bruno Mouron (les patrons de l’agence Sphinx), duo sans rivaux dans l’exercice de « la bonne planque » ont confirmation que François Mitterrand abrite sa famille morganatique – ce qui passait pour une légende urbaine – dans un « palais » de la République, quai Branly, mais ils apprennent que Mazarine, fille cachée du président, a gardé les amarres de son enfance, rue Jacob, au cœur de Saint-Germain-des-Prés.

Fille d’Anne Pingeot, une Auvergnate de (très) bonne lignée, et de François Mitterrand, couvée par le Groupe de sécurité de la présidence (GSPR) du commandant Prouteau, Mazarine est l’objet de plus d’un fantasme. Comme en liberté (très) surveillée, elle a grandi sous le sceau du secret d’Etat.

Se lançant le défi de lever ce secret, Jean-Edern Hallier, homme de belles lettres et barde de grand vent, éternel recalé aux marches de l’Académie française, dégaine la plume pour débusquer la belle. En dehors de « L’Idiot international », brûlot littéraire où il cultive des tonnes d’inimitiés (et d’ennuis judiciaires), « Edern » s’est mis en chasse de l’innocente Mazarine. Dans son carquois, ses plumes sont des flèches. Coiffé par Jack Lang au poteau du ministère de la Culture qu’il briguait (sans grandes chances il est vrai), il a composé un pamphlet dont le titre se veut vendetta littéraire : « L’honneur perdu de François Mitterrand ». Dix-neuf éditeurs le refusent. Mais voilà que Philippe Alexandre,(...)


Lire la suite sur Paris Match

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles