<p>Chronique "C'est la vie"</p> - "T'es vacciné?" Comment gérer ce genre d'indiscrétion

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Cette semaine, la chronique de Catherine Schwaab.

C’est la question qui vous pourrit la journée. Il y a une semaine, cette interpellation – « vaccinée ? » – vous classait illico dans les sexagénaires. Vous qui saviez entretenir le flou artistique sur votre décennie honnie vous retrouviez brutalement ramenée à la réalité terre à terre de votre date de naissance. Et de vous interroger, incrédule, devant le miroir, avec et sans maquillage : « Je fais VRAIMENT 60 ? » C’est là que vous vous prenez à rêver d’une petite « comorbidité », un peu d’asthme, de diabète, d’hypertension – non, quand même pas l’obésité. Quoique… je préfère être grosse ou vieille ? Bref, quelque chose qui brouille les pistes, vous sorte de la pyramide des âges.

Heureusement pour les renégats de la soixantaine, maintenant on vaccine les quinquas. « T’es vacciné ? » C’est à eux de perdre le sourire. Encore plus douloureux. Vous qui travestissez si bien votre biographie que, sincèrement, on vous prend pour une quadra, eh bien vous allez vous demander demain « si je continue de porter cette mini-jupe » et, pire, « si je garde mon soutien-gorge cet été ». Maintenant que tout le monde connaît votre âge… Pour ces messieurs, même motif, même punition. C’est bien connu, on ne se voit pas vieillir. Ainsi, autour de la cinquantaine-soixantaine, le mâle commence à se reprendre en main : maigrir, se muscler, moins d’alcool, plus de tabac… Il perd du bide, se rachète un jean, une chemise près du corps… Et oublie sur ses traits tombants les impitoyables stigmates de l’attraction terrestre. Mais avec ces satanées inscriptions au vaccin, plus moyen de tricher.

Si vous faites partie des trouillards de thrombose, eh bien préparez vos arguments

Attention, il y a pire : si vous avez l’âge réglementaire, que vous(...)


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