<p>Dans les archives de Match</p> - Tibhirine, requiem pour les martyrs

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Il y a 25 ans, les sept moines martyrs de Tibhirine étaient enlevés. Avec Rétro Match, suivez l’actualité à travers la légende de Paris Match.

Il y a d'abord eu l'incertitude et l'angoisse, pour les pères Bruno, Célestin, Christian, Christophe et les frères Luc, Michel et Paul. Dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, sept moines de l'abbaye Notre-Dame de l'Atlas, à Tibhirine en Algérie, étaient tirés de leur sommeil par une vingtaine d'hommes armés, avant d'être emmenés et de disparaître dans la nuit.

« Pitié pour les trappistes », implorait Match au lendemain de l'enlèvement : « Ces justes avaient choisi de ne pas quitter Notre-Dame de l’Atlas, en Algérie. Aux recommandations pressantes du gouvernement français et aux propositions de leurs autorités, ils ont opposé leur foi et la nécessité de maintenir leur présence auprès des populations ». Notre magazine publiait alors un appel du cardinal Mgr Lustiger, ami du prieur, le père Christian.

Dix jours avant leur enlèvement, douze ouvriers croates chrétiens avaient été assassinés sur un chantier proche. « Je ne saurais souhaiter une telle mort », avait écrit le père Christian dans un « testament », dans lequel il refusait que l'on blâmat l’islam pour son éventuel assassinat, et pardonnait même d'avance le sicaire. « Je ne vois pas, en effet, comment je pourrais me réjouir que ce peuple (algérien) que j'aime soit indistinctement accusé de mon meurtre ».

Fin mai, l'assassinat, revendiqué par le Groupe islamique armé (GIA), était confirmé par une macabre découverte : les têtes des moines étaient retrouvées par l'armée algérienne sur une route près de Médéa, mais pas les corps. Paris Match avait rendu un vibrant hommage aux martyrs.

La thèse officielle sur la mort des moines de Tibhirine a été remise en cause par des témoignages soutenant d'autres versions : bavure de l'armée ou manipulation des services secrets(...)


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