<p>Dans les archives de Match</p> - Sonia Rolland : "Le jour où le génocide rwandais a déferlé dans ma vie"

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Sonia Rolland fête ses 40 ans, ce jeudi 11 février. À cette occasion, retour sur son témoignage bouleversant, en 2010 dans notre magazine, évoquant son expérience du génocide rwandais... Avec Rétro Match, suivez l’actualité à travers les archives de Paris Match.

Le 11 décembre 1999, Sonia Rolland est sacrée Miss France 2000. Première reine rayonnante de beauté de ce nouveau millénaire, la jeune femme de 18 ans entre aussi dans l’histoire en devenant la première Miss France d'origine africaine. Et son destin de rêve ramène alors notre pays à une réalité douloureuse. Sonia Rolland est Franco-Rwandaise. Son père est Basque et sa mère Tutsi. Elle est née à Kigali en 1981, et a dû fuir le pays en 1994. Elle avait 13 ans, quand elle a échappé au génocide. En 2010, Sonia Rolland s’était confiée à notre magazine, pour livrer un témoignage glaçant de cette expérience.

Depuis 20 ans, Sonia Rolland dirige son association Maïsha Africa, pour soutenir les enfants d’Afrique, et en particulier les orphelins du génocide au Rwanda.

Voici le récit de Sonia Rolland consacré au génocide rwandais, tel que publié dans Paris Match en 2010…

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Paris Match n°1234, 7 janvier 1951

Le jour où le génocide rwandais a déferlé dans ma vie

par Sonia Rolland (Propos recueillis par Gilles Trichard)

Avec mes parents et mon petit frère, nous menons une vie agréable en Afrique. Jusqu’en 1994. adolescente, je découvre le conflit Hutus-Tutsis. Un jour de classe, des explosions de grenades retentissent...

Je suis née d’une mère rwandaise et d’un père français d’origine béarnaise, Jacques-Pierre Rolland, envoyé au Rwanda comme imprimeur par une société belge. Après une vie paisible et confortable jusqu’en 1989, nous quittons le Rwanda pour le ­Burundi : mes parents veulent nous protéger du conflit rwando-­rwandais. Un jour, à l’école française de Bujumbura, avec les enfants des coopérants français et des fonctionnaires de l’Onu, un bruit de grenades(...)


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