<p>Dans les archives de Match</p> - Ilan Halimi : Israël, son dernier voyage, sa dernière demeure

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Il y a 15 ans, Ilan Halimi s'éteignait au terme d'un indicible calvaire, infligé parce qu’il était juif. Un an après sa mort terrible, sa mère avait décidé de le faire enterrer en Israel. Nos reporters l'avaient accompagnée.

Le 13 février 2006, Ilan Halimi était retrouvé au sol, entre une voie ferrée et la départementale de Sainte-Geneviève-des-Bois dans l’Essonne, agonisant dans le froid, le corps couvert d'hématomes et brûlé à 80%. Le jeune homme, enlevé 24 jours plus tôt, allait s'éteindre avant d’arriver à l'hôpital, succombant à son indicible calvaire. Vingt-quatre jours de peur et de sévices, infligés parce qu’il était juif. Vingt-quatre jours d’angoisses pour ses parents, ses proches, à qui de médiocres petits malfrats, autoproclamés « barbares » par une fierté bas du front, réclamaient des sommes folles parce qu’ils étaient juifs. Qu’importe que la famille Halimi soit modeste, elle n’avait « qu'à demander à la synagogue ». En attendant cet argent qui ne pourrait jamais venir, geôliers et bourreaux se sont acharnés, par haine et par ennui, sur un pauvre garçon. Ilan en est mort. Il avait 23 ans.

Un an après sa disparition, Ruth, la mère courage du jeune supplicié, avait emmené la dépouille de son fils en Israël. Elle voulait qu’Ilan soit enfin en paix, loin de la région où il avait péri, en reposant à Jérusalem sur le Mont des Répits. Notre reporter Caroline Mangez l'avait accompagnée.

Voici le reportage consacré à l’enterrement d’Ilan Halimi en Israël, tel que publié dans Paris Match en 2007…

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Paris Match n°3013, 15 février 2007

Israël, le dernier voyage d’Ilan Halimi

Ruth, la mère du jeune juif torturé puis assassiné par le gang de Fofana, a choisi d'enterrer son fils unique à Jérusalem.

Quelques corbeaux sautillent pour se réchauffer. Pour la dernière fois, le soleil se couche sur la dalle de granit noir et blanc. Une tombe parmi les 200 000 du grand cimetière de(...)


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