<p>Dans les archives de Match</p> - Quand Claus von Bülow, acquitté, s'expliquait dans Paris Match

Il y a 35 ans, Claus von Bülow était acquitté en appel de tentative de meurtre contre sa richissime épouse, plongée dans le coma. Il s’était alors confié à notre magazine... Avec Rétro Match, suivez l’actualité à travers les archives de Paris Match.

De lumineux, Martha «Sunny» von Bülow n’a plus que le surnom. À 48 ans, la millionnaire, dont le sourire ensoleillait jadis les soirées les plus chics de Londres et New York, a sombré dans la dépression et ses expédients habituels. Est-ce l’alcool, la drogue, les médicaments, ou les trois peut-être... quoi qu’il en soit, ce soir de décembre 1980, elle ne parvient même plus à tenir son verre. Le lendemain matin, Sunny est retrouvée inconsciente, étalée sur le sol de sa salle de bain, par son mari Claus. Dans l’ambulance, elle s'enfonce dans un coma profond dont, cette fois, elle ne se réveillerait pas.

Un an auparavant, presque jour pour jour, Sunny avait en effet connu un premier épisode étrangement similaire. Un matin de décembre 1979, sa fidèle femme de chambre avait trouvé la maîtresse de maison inanimée dans son lit, en hypothermie. Claus, agacé, avait balayé les inquiétudes de la servante. Son épouse avait encore trop bu. La domestique s’était obstinée, heureusement : hospitalisée en détresse respiratoire en fin de journée, Sunny avait brièvement plongé dans le coma. Dans les deux cas, on a diagnostiqué une forte hypoglycémie. Pour les enfants nés du premier mariage de Sunny, la terrible sensation de déjà-vu jette alors une lumière nouvelle sur l’atermoiement quasi fatal de leur beau-père, un an plus tôt.

Claus von Bülow, bel homme cultivé, issu de la noblesse danoise et assistant du milliardaire J. Paul Getty, avait épousé la belle héritière Martha Crawford en 1966 pour former l’un des couples les plus en vus de la 5e Avenue. Les belles années passées, ils s’étaient éloignés du coeur vibrant de New York, pour se recroqueviller en lointaine banlieue, dans le port de plaisance de la grande bourgeoisie wasp,(...)


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