<p>Dans les archives de Match</p> - « Tous aux abris » : en 1961, la grande peur de la guerre nucléaire

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Il y a 60 ans, Américains et Français descendaient dans les abris anti-atomiques par peur que la Guerre Froide ne devienne nucléaire... Avec Rétro Match, suivez l’actualité à travers les archives de Paris Match.

« Il se pourrait bien que nous ayons, par un processus d'une sublime ironie, atteint un stade de notre Histoire où la sécurité sera l'enfant robuste de la terreur, et la survie le frère jumeau de l'anéantissement »... Quand Winston Churchill évoque, dans son dernier grand discours devant la Chambre des Communes en 1955, cette « sublime ironie » d’une paix assurée par la peur, dans un face-à-face de western la main sur la bombe H, le monde vit depuis plusieurs années au rythme des essais nucléaires. On en compte 21 pour le Royaume-Uni, 82 en URSS et 166 aux Etats-Unis entre 1951 et 1958, date à laquelle l’opinion publique, inquiète des retombées radioactives, pousse les gouvernements des trois nations nucléaires et de leurs alliés à l’adoption d’un moratoire sur l'arrêt des essais. La France, qui prépare sa bombe A depuis 1955, ne s’y tiendra pas : la Gerboise Bleue, 70 kilotonnes, explose dans le Sahara algérien en octobre 1960.

Reconduite sur le fil d’année en année, cette suspension ne résistera pas au regain de tension de 1961 : débarquement raté dans la Baie des Cochons de Cuba, rencontre infructueuse de Khrouchtchev et Kennedy à Vienne, crise de Berlin et construction du mur… Arguant de cette nouvelle donne internationale et des premiers essais nucléaires français qui se poursuivent en surface jusqu’en avril 1961, l’URSS rompt l’accord. Les essais reprennent de plus belle. En deux mois, du 1er septembre au 4 novembre 1961, les Soviétiques font exploser pas moins de 57 bombes nucléaires, dont la « Tsar Bomba » : le 30 octobre, un bombardier Tupolev Tu-95 largue dans le ciel de l'Arctique russe, 3 km au dessus de l'archipel de la Nouvelle-Zemble, un engin de 57 mégatonnes, aujourd’hui encore l'arme de destruction(...)


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