<p>Dans les archives de Match</p> - En 2003, dans le secret de Guantanamo

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Il y a 20 ans, le camp de Guantanamo recevait ses premiers détenus. Deux ans plus tard, notre magazine obtenait le droit de visiter la «prison du terrorisme», devenue symbole de l’arbitraire... Avec Rétro Match, suivez l’actualité à travers les archives de Paris Match.

Le 11 janvier 2002, tout juste quatre mois après le choc des attentats du 11-Septembre , l’Amérique érigeait à la hâte sur une base navale du sud-est de Cuba, loin de son territoire et de son droit, une prison militaire pour les détenus sa « War on Terror ». Vingt ans plus tard, le camp de Guantanamo est encore en activité, toujours au mépris de la légalité. Quelque 780 personnes y ont été emprisonnées. La plupart ont été libérées, certaines après plus de dix ans de détention sans inculpation. Neuf personnes y sont mortes, sept de suicide présumé, sans aucune suite judiciaire. Aucune suite judiciaire non plus aux maintes accusations de mauvais traitements et de torture.

Il ne reste plus que 39 détenus dans le camp, dont 13 sont libérables, bien qu'il faille encore leur trouver un point de chute. Quatorze autres espèrent leur libération, dix ne sont pas encore jugés et deux ont été condamnés. Barack Obama avait promis de fermer la prison sans y parvenir, Donald Trump l’a maintenue, et pour Joe Biden, le casse-tête juridique continu. Sujet sensible évidemment, et d'autant plus depuis le retour des Taliban à Kaboul : leur nouveau gouvernement compte quatre anciens détenus de Guantanamo…

Des experts indépendants mandatés par les Nations unies ont enjoint les Etats-Unis de « clore cet hideux chapitre », ce « trou noir légal », après « vingt années de détentions arbitraires sans procès, accompagnées de torture ou de mauvais traitements qui sont tout simplement inacceptables pour tout gouvernement, en particulier un gouvernement qui revendique la protection des droits humains ».

En 2003, un peu moins de deux ans après l'ouverture du camp, notre journaliste Régis Le Sommier et notre photographe Jean-Louis Atlan avaient(...)


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