<p>Dans les archives de Match </p> - Jacques Vendroux : «N'oublions jamais Furiani!»

Le jour a été sanctuarisé en 2020 par une loi sénatoriale : le 5 mai, on ne joue plus aucun match de foot, en mémoire des victimes du stade de Furiani. Le journaliste Jacques Vendroux a frôlé la mort dans l'effondrement de la tribune construite en... huit jours. Elle ploya sous le poids des 10 000 spectateurs venus participer au match de Coupe de France Bastia-Marseille. Son témoignage digne et fort.

« Longtemps, je n'en ai pas parlé. Je n'y arrivais pas. Trop de questions, pas de réponses. C'était il y a trente ans et j'y pense tous les jours. J'entends une ambulance au loin, j'y pense. Je croise un paraplégique, j'y pense. On peut raconter tout ce qu'on veut, être le plus fort, le plus beau, avoir une femme, des enfants, des petits-enfants, rien ne fera oublier cette histoire.

Ce soir-là, je dois commenter la demi-finale de la Coupe de France Bastia-Marseille pour France Inter. À la tribune, je ne m'aperçois de rien. Ça bougeait un peu, pas plus... Je me souviens des derniers mots du technicien à Paris : 'Tu fais l'ouverture à 20 h 30.' Après, plus rien. Les sept personnes assises à ma gauche sont mortes. Même sort pour les sept à ma droite. Le technicien qui m'accompagnait, Michel Mottier, est aussi sans vie.

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Leur vie s’est arrêtée à Furiani au soir d’un sinistre mardi.

Leur vie s’est arrêtée à Furiani au soir d’un sinistre mardi. © O.Sanchez/Sipa (...)
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