Pêche post-Brexit : "Je n'ai pas envie de changer de métier, mais j'y suis contraint"

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Est-ce qu'on se dirige vers une véritable bataille navale ? Pour les pêcheurs français, la situation est devenue tellement difficile que certains ont décidé d'arrêter leur activité et de vendre leurs bateaux. Installé à son poste de pilotage, Loïc Fontaine observe, résigné, la carte de cette zone de pêche en eaux britanniques, interdites depuis maintenant dix mois. "À cette époque-là, je devrais être de l'autre côté de la ligne médiane, c'est-à-dire dans les eaux anglaises." À 45 minutes de mer seulement depuis Calais, il réalisait 50% de ses prises de bulot.

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Un travail "à perte depuis un an"

Il est désormais limité aux eaux françaises, avec une ressource qui s'épuise et qui ne compense pas la perte de chiffre d'affaires. "On travaille déjà à perte depuis presque un an. Tous les mois, on perd entre 10.000 et 15.000 euros de trésorerie. Je vous laisse faire le calcul. Au bout d'un moment, c'est plus viable." À cela, s'ajoute l'augmentation du gazole. Il a fallu baisser les salaires de l'équipage. Alors, le patron pêcheur jette l'éponge avec amertume. "Je n'ai fait que ça : j'ai commencé à 19 ans, j'en ai 45. Je n'ai pas envie de changer de métier, mais j'y suis contraint", se désole-t-il.

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La page est-elle définitivement tournée ? "Je n'ai plus qu'à signer pour la vente de mon bateau" confirme le pêcheur, non sans regre...


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