La pêche à la crédibilité régalienne

Libération.fr

Manquant d’expérience personnelle en défense et diplomatie, Emmanuel Macron veut compenser ses lacunes avec des rencontres à l’étranger et le soutien de Jean-Yves Le Drian.

Si la course à la présidentielle était un jeu d’arcanes, Emmanuel Macron aurait ces derniers jours fait le plein de points de force. L’ex-secrétaire général adjoint à l’Elysée, longtemps couvé par François Hollande, devait gagner en crédibilité sur les deux grands domaines du ressort direct du chef de l’Etat : la défense et la diplomatie. Deux sujets clés sur lesquels, à l’exception des questions européennes, Macron ne pouvait se prévaloir d’aucune expérience ni compétence personnelle.

«Continuité». En annonçant jeudi son ralliement officiel au candidat d’En marche, Jean-Yves Le Drian lui permet de surmonter un premier handicap. Entre opérations militaires - au Sahel, au Mali ou en Syrie - et déploiement des forces armées dans la lutte antiterroriste, le ministre de la Défense est en première ligne depuis cinq ans. Très respecté des armées qui lui savent gré d’avoir regonflé leur budget, Le Drian est un atout maître dans le jeu de Macron. Mardi, dans un entretien à Explicite, celui-ci laissait d’ailleurs percer son intention de reconduire son nouveau soutien dans ses fonctions en cas de victoire : «Il y a un cas très particulier avec Jean-Yves Le Drian, on est sur une fonction régalienne extrêmement sensible car la France est en guerre à l’international et l’élément de continuité se considère», expliquait-il. Rien d’improvisé dans cette déclaration : tous deux proeuropéens et convaincus de l’impératif de dépasser le clivage droite-gauche, les deux hommes s’apprécient de longue date, l’ex-ministre de l’Economie ayant toujours pris soin de mettre son expertise financière au service de son collègue de la Défense. En retour, l’hôtel de Brienne a largement inspiré le volet défense du programme d’Emmanuel Macron…

Graal. Reste son autre grosse lacune : les affaires internationales. Le candidat d’En marche (...)

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