Dans la «pétaudière» de la maison d’arrêt de Nîmes

Libération.fr
Visite de la maison d'arrt de Nimes avec le dŽputŽ socialiste Christophe Cavard, avec un taux dÕoccupation de 207%, la prison est lÕune des plus surpeuplŽes de France. Quartier des hommes, intŽrieur d'une cellule pour 2, 3 dŽtenus y vivent

Avec 460 occupants pour 192 places, l’établissement, vétuste, illustre le drame de la surpopulation carcérale. «Libération» a pu le visiter.

«Quand on s’entend bien avec ses codétenues, ça va», glisse avec une retenue polie Sandra, 50 ans, en désignant le lit de fortune : un matelas posé sur une armoire couchée. Si le stratagème permet de ne pas dormir à même le sol, il réduit un peu plus l’espace de 9 m2 occupée par les trois détenues. Chacune bénéficie finalement de 1,33 m2… Tout le quartier pour femmes de la prison de Nîmes est à l’image de cette cellule : décati et saturé, obligeant 13 des 52 détenues à camper. Dans le reste de la maison d’arrêt - qui accueille les personnes en détention provisoire et les condamnés à des peines inférieures à deux ans - c’est la même chose. Au total, 460 personnes sous écrou se partagent actuellement les 192 places. Alors, «on jongle. On en prend un ici, on le remet ailleurs», raconte un gardien. Une sorte de Tetris humain, toujours sur le fil pour éviter les violences. Dans ce contexte, impossible de séparer les prévenus des condamnés, les primodélinquants des voyous aguerris, les fumeurs des non-fumeurs. Le directeur, Daniel Klecha, évoque «une gestion sur un mode dégradé» : «On recherche un équilibre permanent dans la façon dont nous répartissons les détenus. Il faut prendre en compte les affinités, les convictions personnelles, la situation pénale. C’est presque 50 % du travail des surveillants.»

«Plus hard». En attendant le nouvel établissement qui doit être implanté à Alès, une rénovation est à l’étude dans la maison d’arrêt, qui «pourrit par l’intérieur» pour reprendre les termes d’Alfred, un surveillant. L’eau chaude est l’invitée des grands jours, les murs pleurent l’humidité, la lumière naturelle reste un vague souvenir qu’on emporte de l’extérieur. Dans le couloir du rez-de-chaussée, une série de collages intitulés l’Enfer,la Tristesse,la Colère résumerait presque la situation. Ce n’est donc pas un hasard si le garde (...) Lire la suite sur Liberation.fr

«Un dispositif coûteux, obsolète, inefficace et injuste»
«Un dispositif coûteux, obsolète, inefficace et injuste»
Fillon ne croit pas qu’il y a «50 ou 60% des Français communistes et d’extrême droite»
L’ex-ministre Thierry Breton vote Macron pour éviter un duel Le Pen-Mélenchon
La reprise du site français à l’étude

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages